Archives mensuelles : octobre 2020

Le jeu du Tao, un outil pour l’après covid

La pandémie de covid-19 a exacerbé et mis en lumière les problèmes de notre société : perte de sens, repli sur soi, peurs, perte de confiance vis-à-vis des politiques, fragilité d’un système basé sur la mondialisation, la compétition, la finance. Le jeu du tao est une réponse à ces problèmes cruciaux.

Une situation déjà dégradée avant la covid

Au sein des collectifs, entreprises et administrations :

Le modèle de management pyramidal, la mise en compétition de chacun avec tous, entre les organismes mais aussi au sein des organismes, montrait depuis longtemps ses limites, conduisant à une perte de sens, un désengagement des salariés et des burn-out en cascade.

S’ajoutant à cette situation déjà tendue, la pandémie et les mesures prises pour la juguler (confinement, gestes barrières) ont impacté très fortement les entreprises et les collectifs et vont continuer à le faire : recours au télétravail, contraintes nouvelles sur le lieu de travail, baisse de l’activité, chômage partiel et/ou licenciements.

Les entreprises, les administrations, les associations doivent s’adapter, se réorganiser. Mais si elles le font en imposant des changements d’en haut, elles vont accentuer les problèmes déjà présents avant la pandémie.

Chez les individus :

Beaucoup souffrent des maux évoqués ci-dessus, générés par le monde du travail : perte de sens, désengagement, burn-out.

Beaucoup constatent aussi des régressions dans notre modèle social, la marchandisation croissante de notre société, les effets délétères d’une gestion financière de fonctions comme l’éducation, la santé. Ils voient se détériorer leur situation personnelle et exploser les inégalités.

Beaucoup se sentent menacés par les conflits internationaux et les menaces terroristes. En même temps, beaucoup souffrent des atteintes aux libertés imposées par les états au nom de la lutte contre ces menaces.

Beaucoup enfin sont de plus en plus conscients des problèmes environnementaux et de la relation directe entre ces problèmes et notre modèle de consommation, mais souvent sans voir d’issue possible.

La pandémie a accentué ces peurs et ces colères : pour certains, en générant une peur de l’avenir et du chômage ; pour d’autres, en montrant les travers d’une mondialisation (dépendance vis-à-vis de pays tiers) qu’ils ne voyaient ; pour d’autres, en révélant les régressions de notre modèle social (faillite du système de santé) et en accentuant le fossé entre la population et ses représentants ; pour d’autres, en conduisant à la mise en place de nouvelles contraintes et de nouveaux contrôles au nom de l’urgence sanitaire.

Les réactions face à ces menaces et ces souffrances prennent trois formes :

  • La colère et la révolte, dont les gilets jaunes ont été en France l’expression la plus visible
  • Le désengagement, la passivité devant des problèmes jugés trop grands, trop difficiles à résoudre
  • L’action locale, la recherche de chemins de traverses, l’exploration d’autres voies pour vivre et vivre ensemble. Cette troisième voie est minoritaire, mais sa part est croissante, et porteuse d’espoir.

Ces trois réactions possibles s’accompagnent d’un rejet et d’une défiance croissante vis à vis des politiques, conduisant au développement de théories du complot.

Des amorces de changement

Depuis longtemps, une minorité réagit en expérimentant d’autres façons d’agir et d’interagir.

Dans le domaine des organisations, ce sont les entreprises dites « libérées », qui explorent les chemins de la gouvernance partagée pour redonner aux individus leur place pleine et entière dans les organisations.

Chez les individus, ce sont ceux qu’un sociologue américain, Paul Ray, a baptisé « créatifs culturels », qui inventent d’autres façons de se nourrir, de se soigner, de travailler et d’agir ensemble, de produire de l’énergie, de cultiver la terre, de communiquer, d’enseigner, de créer, de célébrer, de travailler sur soi, de se relier à plus grand que soi.

Beaucoup de celles-là (organisations) et de ceux-là (individus) ont décidé d’explorer d’autres chemins lorsque celui qu’il suivait s’est révélé trop dur : menace de faillite pour l’entreprise, traumatisme (maladie grave, perte d’un proche, divorce, chômage, confrontation directe à la violence physique, etc.) pour les individus. Il y a souvent eu un déclencheur, une goutte d’eau qui a fait déborder le vase des frustrations, colères, peurs, souffrances. Un évènement qui a provoqué un déclic, et un passage à l’action.

La pandémie de la covid peut être ce déclencheur pour beaucoup.

  • En révélant les faiblesses d’un système, en confrontant chacun à la maladie et à la peur de la mort, en montrant et souvent en accentuant les vices d’un système -enjeux financiers d’un éventuel vaccin, contrôle accru des populations-, elle questionne et pousse à vouloir changer l’ordre des choses.
  • Plus positivement, en interrompant une proportion importante des activités humaines, elle a aussi permis de voir ce que nous avons perdu sans nous en rendre compte, jour après jour, et qu’il ne tient qu’à nous de retrouver : un ciel plus pur, moins de bruit et plus de chants d’oiseaux, un autre rapport au temps, d’autres activités…
  • Elle a aussi ouvert pour certains le champ des possibles, en amenant à expérimenter une autre façon de travailler et/ou un autre rythme de vie finalement jugé désirable.
  • Globalement, elle a amené des individus à questionner ce qui est important et ce qui l’est moins, ce qui a du sens et ce qui n’en a pas.

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Toute crise est une opportunité de changement positif !

Des études ont montré que les personnes ayant subi un traumatisme majeur et l’ayant surmonté ont opéré 5 changements dans leur vie :

  • Leurs priorités ont changé, ils n’ont plus peur de faire ce qui les rend heureux
  • Ils se sentent plus proche de leurs amis et leur famille
  • Ils se comprennent mieux, ils savent qui ils sont réellement
  • Leur vie a trouvé un nouveau sens et un but
  • Ils sont capables de concentrer leur énergie sur leurs objectifs et leurs rêves

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Ces 5 changements sont l’exact opposé des regrets les plus fréquemment exprimés par les personnes avant leur mort.

Ils auraient aimé :

  • Ne pas avoir autant travaillé
  • Etre resté plus en contact avec leurs amis
  • Se donner la permission d’être plus heureux
  • Avoir le courage d’être eux-mêmes
  • Vivre une vie fidèle à leurs rêves plutôt que de faire ce que les autres attendaient d’eux

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La pandémie, par tout ce qu’elle révèle, est l’occasion :

  • Pour les individus, de redonner un sens à leur existence, de faire des choix de vie qui respectent à la fois leur nature profonde et les besoins d’une société et d’une planète malades de la consommation, de la compétition, du diktat de la finance.
  • Pour les organisations, de souder un collectif autour d’un projet, de faire appel à l’intelligence collective du groupe pour trouver les meilleures réponses à la crise, et au-delà pour trouver une raison d’être qui réconcilie l’activité économique, le respect des individus et la protection de la planète.

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Le jeu du tao est une réponse à ce besoin de changement.

Il ne s’agit pas de changer le monde d’un coup de baguette magique, mais d’amener des individus et des collectifs à devenir acteur du changement. Changer le monde, quelques individus à la fois…

Au sein des collectifs -entreprises, associations, collectivités- ou autour d’une table réunissant des individus qui ne se connaissent pas, le jeu du tao est un instrument unique pour :

  • Libérer la parole, amener chacun à partager ses inquiétudes et ses espoirs dans un climat de bienveillance et d’empathie
  • Renouer le lien, rétablir la confiance au sein d’un groupe et dans sa capacité à affronter les défis posés par la pandémie et ses répercussions, et au-delà par la crise systémique que traverse notre société
  • Transformer une attitude passive, un possible abattement, en une énergie constructive pour faire de la crise une opportunité de changement et de progrès
  • Trouver des chemins nouveaux, libérer la créativité pour trouver les réponses aux défis posés.
  • Prendre conscience de ce qui entrave, et permettre de passer à l’action

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Le jeu du tao, quesako ?

Le jeu du TAO est un jeu et beaucoup plus qu’un jeu, à la fois coopératif et ludique et où il n’y a que des gagnants.

Avec des joueurs qui ne se connaissent pas :

Chacun vient avec un désir, un souhait, qu’il soit d’ordre relationnel, social, affectif, matériel, professionnel, artistique…   Il s’agit souvent d’un désir que le joueur porte en lui, mais qu’il n’arrive pas à faire exister, parce que quelque chose l’en empêche, en lui ou à l’extérieur.  

Le mécanisme du jeu est très simple :  chaque joueur énonce sa quête, puis à tour de rôle tire une carte et répond à une question.  

La réflexion personnelle du joueur, l’écoute bienveillante des autres joueurs, leur feedback nourri par leurs expériences personnelles et leur intuition, aident aux prises de conscience et ouvrent des chemins nouveaux dans la réalisation des souhaits énoncés.  

voir ici les propositions sur la région d’Angers

Au sein de collectifs (entreprises, administrations, associations…)

Le collectif vient avec une problématique, un objectif : un changement d’organisation, la création d’une vision partagée, un problème spécifique à résoudre…

Chaque joueur énonce également avec un projet personnel en lien avec le projet collectif.

Par l’écoute et la bienveillance qu’il induit, le jeu va permettre le déploiement de l’intelligence collective du groupe, l’émergence de nouvelles idées, de nouveaux projets concrets à mettre en œuvre.

Voir ici les possibilités offertes par le jeu du tao dans les organisations

Je vous propose :

  • L’animation de parties pour des individus venant chacun avec un projet, une quête individuelle
  • L’animation de parties multi-tables au sein de collectifs, autour du projet collectif.
  • Le tao-coaching, un accompagnement individuel avec le jeu du tao.

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